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L'homme tranquille - de John Ford

Détails

sortie:
03/2018
genre:
Comédie dramatique
format:
1 DVD
réf:
1938171
code barre:
3760019381718
prix:
CHF 22.00

Description

Oscar du Meilleur Réalisateur 1953
Oscar de la Meilleure Photographie 1953


L’IRLANDE DE JOHN FORD
Sean Thornton (John Wayne), un ancien boxeur américain revient à Inisfree, son village natal d’Irlande, avec l’objectif de racheter l’ancien « cottage » de sa famille pour s’y installer définitivement. Il fait la connaissance de Mary Kate Danaher (Maureen O’Hara), la soeur du colérique Red Will Danaher (Victor McLaglen) qui convoitait la maison des Thornton avant que Sean ne la rachète. Le « yankee » entreprend tout de même d’épouser Mary Kate selon les règles de la tradition irlandaise.

« Le grand retour de John Ford en Irlande, peinte ici dans des couleurs admirables. Il a lui-même décrit son film comme sa « première love story ». C’est qu’en effet, l’amour entre Sean et Mary Kate et les obstacles qu’il rencontre pour s’incarner dans un rituel social sont l’essentiel du film. Autour de cet amour, le monde tel que le voit Ford se recrée tout entier : les traditions, les coutumes, les conventions y ont une importance capitale. Elles sont le lien entre l’individu et le groupe, entre le moment présent et l’Histoire (sinon l’éternité). Les rompre ou les mépriser reviendrait à se condamner soi-même à la solitude, à l’exclusion, à l’exil. Le film est tout à la fois le portrait d’un ressuscité, le portrait d’un pays à demi rêvé par son auteur et, bien sûr, le portrait de cet auteur lui-même. » (Jacques Lourcelles - Dictionnaire du cinéma)

« Ford confia que le sentiment de la nature qui imprègne son oeuvre fut acquis plus tôt lors d’une visite en Irlande. Son père, qui retournait fréquemment au pays, l’emmena avec lui quand il avait environ 11 ou 12 ans. Près de la maison de leurs ancêtres, John prit conscience de la splendeur du paysage irlandais et s’attacha aux gens ordinaires de là-bas. Il revint profondément marqué par un voyage dont le dernier souvenir fut une « céili » (une danse de groupe traditionnelle) donnée en leur honneur. Ainsi naquit la vision romantique de l’Irlande qui un jour fleurirait dans l’exubérante beauté
des paysages de L’Homme tranquille. » (Joseph McBride - À la recherche de John Ford)

« Ford retrouve comme rarement la plastique de ses films muets, dans l'invention du paysage, l'immédiateté des postures, jusqu'à l'irruption d'un vent moins entendu que vu. Et une apparition : quasi-griffithienne, Maureen O'Hara déchaîne les orages et puis s'y abandonne; déjà rohmérienne, elle diffère l'assouvissement de son désir pour mieux l'exacerber. Incarnation de l'érotisme fordien, elle irradie ce film qui est comme l'art d'aimer du cinéaste. » (Les Inrockuptibles)

« Magistralement photographiée par Ford et Winton C.Hoch, l’Irlande de L’Homme tranquille est présentée comme le fantasme romantique d’un homme tourmenté, doublement victime du sentiment d’exil : après avoir été arraché à son Irlande natale étant enfant, il abandonne volontairement son pays d’adoption. » (Joseph McBride - À la recherche de John Ford)

L’Homme tranquille (The Quiet Man)
Un film de John Ford
Avec : John Wayne, Maureen O’Hara, Barry Fitzgerald, Ward Bond, Victor McLaglen
Scénario : Frank S. Nugent
d’après une nouvelle de Maurice Walsh
Photo : Winton C. Hoch, Archie Stout
Montage : Jack Murray
Décors : Frank Hotaling
Musique : Victor Young

Etats-Unis - 1952 - Couleur (Technicolor) - 129 min
Audio : Anglais - Sous-titres : Français
Son mono 2.0 - Format 1’33 (4/3) - PAL - ALL ZONE